Les RSCJ et la Société du Sacré-Coeur

LES RSCJ ET LA SOCIÉTÉ DU SACRÉ-COEUR

Fondée en 1800, en France, par Sainte Madeleine-Sophie Barat (1779 – 1865), la Société du Sacré-Cœur compte aujourd’hui un peu moins de 2 000 religieuses (ou « rscj ») dans le monde, réparties en 27 Provinces couvrant 41 pays. Chaque Province est elle-même rattachée à une Région (approximativement, un continent). En 2016, les rscj étaient encore 280 en Asie, 140 en Afrique, 400 en Amérique Latine, 370 en Australie-Nouvelle Zélande-US-Canada (« Canzus ») et 1 000 en Europe.

L’internationalité de la Société du Sacré-Cœur, principalement inaugurée par l’envoi de Sainte Philippine Duchesne (1769 – 1852) en Amérique, en 1818, est un élément fort de son identité.

La vocation des religieuses est de découvrir et manifester l’amour du Cœur de Jésus au travers du service de l’éducation, une notion à entendre au sens large, comme « la manière de faire grandir la personne dans sa dignité humaine et d’enfant de Dieu » (Constitutions § 7, 8, 11 et 30), qui inclut aussi bien l’éducation formelle (celle des écoles), que l’éducation informelle, comme par exemple la formation de femmes à l’autonomie, etc.

Selon les besoins (ou « appels ») de leurs pays et leurs compétences propres, les rscj sont accompagnatrices spirituelles, infirmières, médecins, assistantes sociales, enseignantes… D’autres travaillent au sein d’Organisations Non Gouvernementales (ONG) ou à l’ONU.

L’autorité suprême au sein de la Société du Sacré-Cœur est dévolue à son Chapitre Général (Constitutions, § 631). Composé de déléguées de chaque province, et précédé d’une consultation de toutes les communautés de religieuses dans le monde, il se réunit tous les 8 ans depuis le chapitre 2000. On y élit la prochaine supérieure générale et son conseil, et décide des nouvelles orientations rendues nécessaires par l’évolution de la Société et les appels du monde et de l’Eglise, en fidélité avec les intuitions de la fondatrice.

Le Conseil général qui réside à la maison-mère de Rome, à la tête duquel se trouve la Supérieure générale, est quant à lui « une communauté de discernement » (Cf. Actes du Chapitre 2008, p.37). Il « exerce un leadership spirituel et favorise la communion et l’unité dans la Société» et a pour mission de veiller à la mise en application des diverses résolutions du chapitre.

Hier comme aujourd’hui
Une action née de la contemplation
(illustration RSCJ)